Contribution : DEVANT LES ERREMENTS D’UN REGIME AU CREPUSCULE DE SON REGNE, QUELLES ALTERNATIVES POUR LES PATRIOTES ?
Le silence est d’or et la parole est d’argent dit un adage que apparemment tout le monde connaît au Sénégal. S’il est vrai que dans certaines circonstances s’abstenir de parler peut être le meilleur moyen de se faire entendre, il faut au moins reconnaître que dans ce Sénégal à la tête duquel trône un homme qui a complètement oublié que son règne se confond avec la mort de prés de 2000 citoyens,...
du fait simplement de la légèreté de son administration (nous faisons allusion au fameux naufrage du bâteau LE JOOLA), dans ce Sénégal où les scandales de toute sorte se répètent à un rythme grandement inhabituel, ce pays où la corruption, le détournement des deniers publiques, le vol semblent prendre le dessus sur l’envie de bien faire et dire vrai, dans un tel pays garder le silence peut être un acte de trahison du contrat social qui nous lie.
Il faut aussi admettre que dans ce pays où apparemment les dirigeants semblent rivaliser dans l’étalage des richesses subtilisées à nos braves concitoyens, dans une course pour les premières places sur l’échelle de la cleptomanie, dans ce pays où les autorités politiques et administratives après avoir totalisé plusieurs actes qui jurent d’avec les intérêts de la très grande majorité d’entre nous, tentent désormais de mettre tout le peuple au pas, de museler les traditionnels lieux de refuge de nos vertus cardinales que sont les églises et les mosquées, par une intimidation incessante et inacceptable des animateurs de ces lieux que sont les imams et les prêtres ; dans un tel pays s’abstenir de parler peut être un acte assimilable à une chose qui menace gravement les piliers fondamentaux de notre chère nation.
Il faut enfin admettre que dans un pays où le principal chef de l’exécutif, après avoir été brillamment élu à deux reprises grâce en partie au respect d’un code électoral consensuel, au louable travail d’une presse ayant bénéficié d’une quasi totale liberté d’exercice, semble prendre toutes les dispositions pour obstruer le bon déroulement du travail de cette presse durant les joutes électorales à venir, pour surtout procéder à une dévolution du pouvoir à un de ses descendants par des voies très peu orthodoxes, antidémocratiques et aux antipodes des valeurs sacrées de notre chère république ; dans un tel pays ne pas parler peut tout simplement être un crime.
Un crime parfait surtout que ce même chef, qui naguère était toujours prompt à critiquer toute action venant des tenants du pouvoir aussi noble soit – elle, est aujourd’hui celui qui ose mobiliser l’équivalent d’une somme qui peut largement soulager les populations des banlieues dakaroises envahies par les eaux depuis bientôt une demi dizaine d’années, l’équivalent d’un montant qui peut permettre d’acheter une bonne partie de la production d’un monde paysan qui a fini d’être affamé par une déconstruction méchamment intelligente de tout ce qui avait été bâti à son profit, et tout cela pour la satisfaction de ses propres désirs, de ses ruineuses caprices narcissiques et de sa boulimie pour les éloges qu’un homme de son âge ne devrait nullement préférer.
Ce même chef a osé, pour contenir les critiques qui fusaient de partout et pour éluder les pertinentes interrogations de quasiment toutes les franges de la population sénégalaise, dégager plusieurs fois dans les prairies d’une confession religieuse dont certains des membres se meuvent nuits et jours dans des actions qui en définitive cachent les insuffisances des régimes en place.
Ce chef, toujours pour défendre ses insensés projets, a également osé traiter certains dignitaires de sa propre confession de gens muni d’un faible capital culturel, en oubliant que dix ans auparavant, son accession à la station qu’il occupe actuellement et à partir de laquelle fusent ses critiques, a été en partie le résultat de la mobilisation de ceux – ci et il vient encore une fois de se distinguer tristement dans sa façon très maladroite et à la limite juvénile de piloter les réactions que le peuple sénégalais, à travers les institutions de son Etat, devrait avoir face aux douloureux événements que viennent de vivre les populations haïtiennes. Il s’est empressé comme d’habitude, sans aucune concertation préalable ni avec son peuple, ni avec les peuples amis du Sénégal, ni avec ses pairs africains, de décréter des mesures impopulaires et difficiles à opérationnaliser.
Mais le plus inacceptable et le plus intolérable parmi les manœuvres de ce chef est le désir qu’on lui prête à tord ou à raison de vouloir à nouveau tripatouiller la constitution pour y extraire le second tour au scrutin présidentiel, après y avoir extrait le quart bloquant. Nous osons espérer que la suppression de ce second tour ne sera qu’un projet vite abandonné et que les caprices narcissiques de ce tout puissant chef ne le conduiront pas jusqu’à ce niveau.
En tout état de cause, nous pensons que le président de la république et tous les membres de son camp ne doivent jamais oublier que notre cher Sénégal dont les habitants sont aujourd’hui considérés comme des moutons de panurge, comme de vulgaires marionnettes maniables et manipulables à souhait, à toujours compter et comptera toujours de valeureux fils et patriotes qui ont toujours fait et feront toujours sa fierté, des fils qui, avec une sérénité légendaire peuvent débusquer et faire débusquer toute tentative ou toute entreprise visant à faire de leurs compatriotes des individus totalement asservis et prêts à accepter d’avaler n’importe quelle couleuvre.
Et le moment venu, ses fils, dans une parfaite synergie patriotique triomphante avec le reste du peuple tireront toutes les leçons contenues dans ces belles et inoubliables phrases de Annah Arendt qui disait : Qu’elles soient d’origines politique, sociale ou culturelle, les forces du mal s’acharnent toujours contre les hommes et les peuples. Mais le propre de ceux – ci est de toujours faire face sans jamais faillir.
Joseph Biaye
Collège Elhadj Malick Sy de Dakar
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
| Commentaires |
|
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
|||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||